Après l’indépendance, Nehru pensait que l’architecture avait un rôle à jouer dans la définition du projet culturel d’une nouvelle société démocratique et égalitaire et du nouveau citoyen, et que le mouvement moderne européen, dans sa radicalité, était un modèle à suivre. Il encouragea de jeunes architectes indiens à s’installer à Delhi, et nombre d’entre eux s’engagèrent dans les institutions gouvernementales nouvellement créées. Au milieu des ruines médiévales de la ville, Delhi disposait également de vastes espaces ouverts disponibles à la construction. Si Chandigarh fut pensé, planifié et dessiné par des architectes européens et britanniques dirigés par la vision de Le Corbusier, les bâtiments construits à Delhi après l’indépendance le furent tous par des architectes indiens.
Habib RahmanAchyut KanvindeDurga Bajpai, et Charles Correa avaient été formés aux Etats-Unis, et Delhi devint le lieu inattendu où les modernismes européens et américains s’enracinèrent et créèrent un creuset unique de styles et d’approches du matériau. Les architectes formés par Le Corbusier s’installèrent aussi à Delhi au début des années 1960, en apportant avec eux leurs influences et l’emploi audacieux du béton (comme JK Chowdhury à l’Indian Institute of Technology de Delhi). Sous cette impulsion précoce, Delhi devint le terrain privilégié d’expériences majeures menées dans le champ de l’architecture moderne sur trois générations de bâtiments publics, d’entreprises et d’habitations, et fut le foyer de certaines des plus importantes manifestations de cette tradition dans le monde. Ce mouvement ne fut cependant pas reconnu comme un patrimoine méritant d’être préservé et conservé. Madan Mahatta a photographié la plupart de ces bâtiments au moment de leur construction. Ram Rahman présentera cette période et sa documentation photographique.

Entrée gratuite et coupe-file sur réservation (dans la limite de 20 places) : [email protected] 

Présentation en anglais uniquement, pas de traduction disponible.

Organisé par le service Recherche et Mondialisation du MNAM-CCI / Centre Pompidou avec le soutien de Mao Jihong Arts Foundation 

Commissaire : Mnam/Cci, Catherine David